Le cas sensible du « stop glissé »

Dans ce nouveau cadre, certaines infractions pourraient être requalifiées. Un arrêt insuffisamment marqué à un stop, un feu mal anticipé ou un refus de priorité sans conséquence réelle ne seraient plus automatiquement synonymes d’échec. L’inspecteur disposerait alors d’une marge d’appréciation plus large, évaluant la dangerosité réelle de la situation plutôt que l’erreur en elle-même.
Actuellement, le non-respect d’un stop ou d’un feu rouge figure parmi les fautes éliminatoires les plus fréquentes. D’autres comportements sont également visés : heurter un trottoir brutalement, négliger les contrôles des angles morts, mal gérer les distances de sécurité ou encore abuser de sa priorité. La grille d’évaluation comprend plus de trente situations susceptibles d’entraîner un « E » pour éliminatoire, bien au-delà des cinq prévues initialement par un arrêté de 2010. Cette accumulation de cas rédhibitoires alimente le débat sur la sévérité du dispositif actuel.
