Janvier réserve parfois de mauvaises surprises sur la fiche de paie. Cette année, de nombreux salariés et fonctionnaires pourraient constater une diminution de leur salaire net sans que leur employeur n’y soit pour rien.

Plusieurs ajustements réglementaires entrés en vigueur au 1er janvier 2026 expliquent cette baisse discrète mais bien réelle. Dans quelques jours, des millions d’actifs découvriront leur bulletin de salaire de janvier avec une sensation d’incompréhension. Le montant perçu pourrait être inférieur à celui des mois précédents, sans qu’aucune erreur ne soit imputable à l’entreprise. Cette diminution trouve son origine dans une série de hausses automatiques appliquées dès le début de l’année.
Les mutuelles d’entreprise en hausse de 5 à 6 %
La première explication se cache souvent dans la ligne « complémentaire santé obligatoire ». Les cotisations des mutuelles collectives ont augmenté en moyenne de 5 à 6 %, impactant directement la part prélevée sur le salaire des employés. Cette hausse s’explique par l’élargissement des soins couverts, le vieillissement de la population et le coût croissant des technologies médicales.

Selon les contrats, cette revalorisation peut représenter une baisse comprise entre six et dix euros sur le net mensuel. Une somme modeste en apparence, mais qui s’ajoute à d’autres ajustements.
Le prélèvement à la source automatiquement réajusté
Autre facteur souvent ignoré : le taux du prélèvement à la source. Les ajustements demandés en 2025 pour alléger temporairement l’impôt ne s’appliquent plus en 2026. L’administration fiscale procède désormais à un recalcul basé sur les revenus déclarés l’an dernier.
Résultat, certains contribuables voient leur taux remonter automatiquement en janvier, entraînant une retenue plus importante sur le salaire sans action de leur part.
Les abonnements de transport plus chers

Pour les salariés utilisant les transports en commun, la hausse des tarifs pèse également sur le net perçu. Le pass Navigo en Île-de-France, par exemple, est passé à 90,80 euros par mois. Même avec une prise en charge de 50 % par l’employeur, la part restante à régler augmente mécaniquement, réduisant d’autant le montant disponible.
Si certaines métropoles proposent des dispositifs avantageux, ce n’est pas le cas sur l’ensemble du territoire, laissant de nombreux usagers absorber cette hausse.
Des millions de salariés concernés
Au total, près de 32 millions de salariés et de fonctionnaires pourraient être touchés par ces différents ajustements. Chacun de ces changements, pris isolément, paraît limité, mais leur accumulation finit par peser sur le pouvoir d’achat dès le premier mois de l’année.










