
La convocation prochaine de Sophia Chikirou devant le tribunal correctionnel introduit une dimension sensible dans une course électorale déjà tendue. Entre accusations anciennes, stratégie de défense et calendrier contesté, l’affaire s’invite au cœur du débat public.
La députée parisienne Sophia Chikirou comparaîtra le 12 mai prochain devant la justice pour des faits qualifiés d’« escroquerie » au préjudice du site d’actualité Le Média. L’information, confirmée par l’AFP le dimanche 4 janvier 2026, survient alors que la campagne des élections municipales bat son plein dans la capitale. Un calendrier qui ne manque pas d’alimenter les soupçons et les débats.
Une échéance judiciaire au timing contesté

Le procès interviendra à peine deux mois après le scrutin municipal de mars 2026, un rendez-vous électoral particulièrement scruté à Paris. Pour la cheffe de file de La France insoumise dans la capitale, cette convocation judiciaire ajoute une pression supplémentaire à une campagne déjà fortement politisée, où chaque prise de position est disséquée et amplifiée.
La défense dénonce une « décision politique »
L’avocat de la députée, Dominique Tricaud, n’a pas tardé à réagir. Il dénonce une procédure qui s’étirerait depuis près de dix ans et dont l’activation actuelle relèverait d’un choix stratégique du parquet. Selon lui, la tenue du procès en pleine période électorale viserait avant tout à fragiliser sa cliente et à perturber sa campagne. Une lecture fermement rejetée par l’accusation, mais largement reprise dans le camp de la défense.
