Invité sur BFMTV-RMC, Bruno Retailleau a pris une position claire. Il a refusé d’apporter son soutien à Christian Estrosi, dénonçant une stratégie qu’il juge incompatible avec ses convictions.
Le maire sortant, en difficulté après le premier tour, a en effet appelé à un large rassemblement incluant des électeurs de gauche, une démarche vivement critiquée par une partie de la droite.
Une campagne jugée « délétère »
Bruno Retailleau ne s’est pas contenté d’un simple refus. Il a évoqué une campagne « absolument délétère », affirmant ne se reconnaître dans aucun des deux camps en présence, marquant ainsi une prise de distance rare.

Cette posture traduit un malaise plus profond. Elle révèle les fractures idéologiques au sein de la droite, tiraillée entre stratégie d’alliance et ligne plus traditionnelle.
Des réactions immédiates dans la classe politique
Cette déclaration n’a pas tardé à faire réagir. Xavier Bertrand a vivement critiqué cette position, estimant qu’en refusant de soutenir Christian Estrosi, Bruno Retailleau favorisait indirectement Éric Ciotti.
Le ton est rapidement monté. Les accusations d’ambiguïté et de responsabilité politique ont fusé, illustrant la tension qui règne à l’approche du second tour.
