À Pau, la campagne municipale s’ouvre sur une annonce attendue mais hautement symbolique.

Après douze années passées à la tête de la ville, François Bayrou a officialisé sa décision de briguer un nouveau mandat, assumant la continuité de son action locale dans un contexte politique national en pleine recomposition.
Ce dimanche 18 janvier, François Bayrou a levé le voile sur ses intentions : il sera candidat à sa propre succession lors des élections municipales prévues les 15 et 22 mars prochains à Pau. À 74 ans, l’édile assume pleinement la continuité, estimant avoir démontré, au fil de ses mandats, sa capacité à tenir les engagements pris devant les Palois.
Un bilan revendiqué comme socle de campagne

Face à la presse, le maire sortant a longuement défendu son action, mettant en avant ce qu’il considère comme des réussites tangibles, notamment en matière de sécurité. Selon lui, douze années de gestion municipale cohérente constituent la meilleure garantie pour l’avenir, insistant sur la confiance que devrait lui accorder l’électorat local pour prolonger la dynamique engagée.
Des priorités sociales au cœur du programme
Le président du MoDem a également esquissé plusieurs axes forts de son programme. Il souhaite encourager les habitats intergénérationnels, mieux accompagner les mères isolées et lancer une ambitieuse « école du soir » ouverte à tous. Autant de propositions destinées à répondre aux mutations sociales et aux besoins concrets des habitants.
Une candidature dans un contexte sensible

Cette nouvelle campagne intervient toutefois dans un climat délicat. Le passage de François Bayrou à Matignon reste associé à l’affaire du collège-lycée Notre-Dame de Bétharram, dans les Pyrénées-Atlantiques, un scandale de violences physiques et sexuelles qui continue de peser sur son image nationale, même si la campagne paloise se concentre avant tout sur les enjeux municipaux.
Une opposition déjà bien structurée
Pour ce scrutin, le maire sortant devra faire face à six adversaires officiellement déclarés. Parmi eux figure Jérôme Marbot, candidat soutenu par le Parti socialiste dans le cadre d’une union de la gauche sans La France insoumise. Un duel déjà connu, puisque François Bayrou l’avait affronté et battu au second tour des municipales de 2020.
Un climat national qui pèse sur les municipales
Cette annonce s’inscrit dans un contexte politique plus large, marqué par des repositionnements stratégiques à l’échelle nationale. Le même jour, Rachida Dati a confirmé son intention de quitter le gouvernement avant les municipales, afin de se consacrer à sa candidature à la mairie de Paris. Autant de signaux qui rappellent que les élections locales de mars dépasseront largement les seules frontières communales.










