Invité le 24 novembre sur son plateau, Manuel Bompard, député LFI, évoque l’importance de cette marche et l’émotion partagée. Mais une phrase déclenche immédiatement la réaction de la journaliste : « La population était très émue et c’était important que tout le monde soit là. »
Apolline de Malherbe l’interrompt, soulignant ce qu’elle considère comme une absence regrettable : « Vous dites que tout le monde était là, mais où étaient Jul, Soprano, ou Redouane Bougheraba ? » Pour elle, l’absence des icônes locales renvoie à un manque de soutien symbolique, alors même que la ville est meurtrie.
Une interpellation publique sur les réseaux sociaux
Quelques heures plus tard, la journaliste prolonge son message sur X. Elle cite explicitement les figures marseillaises manquantes, interpellant : « Où étaient Jul, Soprano, Zidane, Redouane Bougheraba ? »
Selon elle, leur présence au premier rang, aux côtés de la famille Kessaci, aurait envoyé un signal puissant. « Pourquoi ce silence ? Je guette leurs réseaux sociaux, et… rien », écrit-elle, déplorant un vide qu’elle juge incompréhensible dans un moment aussi douloureux pour Marseille.
Ce coup de gueule, rare venant d’une professionnelle de l’information, traduit la frustration d’une journaliste profondément touchée par un drame où elle voit un symbole : celui d’une jeunesse sacrifiée et d’une ville qui tente de se rassembler.
