Du podium des concours de beauté aux estrades de la campagne municipale, le pas est rarement franchi.

Mélanie Auzoux, Miss Var 2025 et quatrième dauphine de Miss Provence, a pourtant choisi de s’engager publiquement aux côtés du Rassemblement national à Toulon. Une prise de position qui ne passe pas inaperçue.
À 29 ans, Mélanie Auzoux a décidé de faire entendre sa voix bien au-delà des concours. Élue Miss Var 2025 et sacrée quatrième dauphine de Miss Provence, elle rejoint officiellement la campagne municipale menée à Toulon par Laure Lavalette.
La députée du Var, candidate sous l’étiquette du Rassemblement national, avait annoncé quelques heures plus tôt l’arrivée imminente d’un soutien “de taille”. L’identité de ce renfort, dévoilée dans la soirée, a surpris jusqu’aux observateurs aguerris de la vie politique locale.
Un engagement assumé
L’annonce marque une prise de position claire. Selon les informations relayées par Paris Match, Mélanie Auzoux ne se contente pas d’un soutien symbolique : elle s’inscrit pleinement dans la dynamique de campagne.
En cas de victoire aux municipales à Toulon, la jeune femme pourrait intégrer l’équipe municipale avec des responsabilités précises. Une perspective qui transforme son engagement en véritable projet politique.

Jeunesse et droits des femmes au cœur de sa mission
Le portefeuille envisagé concerne des thématiques stratégiques : vie étudiante, jeunesse et droits des femmes. Dans une ville comme Toulon, marquée par une population étudiante importante et des enjeux d’insertion professionnelle, ces dossiers sont sensibles.
Mélanie Auzoux affirme vouloir mettre son parcours et son énergie au service de ces causes. Elle décrit Laure Lavalette comme “la garante des libertés des femmes”, assumant ainsi une proximité idéologique qui tranche avec la réserve traditionnellement observée par les figures issues de l’univers des Miss. Cette entrée en politique constitue pour elle un tournant personnel majeur.
Un parcours hors des codes politiques

Diplômée en langues étrangères appliquées, en management et en ressources humaines, la nouvelle recrue du RN ne vient pas du sérail partisan. Son itinéraire s’est d’abord construit dans le monde professionnel, avant d’être marqué par une période d’incertitude après la perte de son emploi.
C’est dans ce contexte qu’elle s’est présentée à l’élection de Miss Var, qu’elle a remportée en 2025. Son parcours régional, jusqu’à la quatrième place de Miss Provence, lui a offert une visibilité nouvelle. Son engagement politique intervient alors qu’elle bénéficie encore de cette exposition médiatique, brouillant les frontières entre notoriété, représentation symbolique et ambition publique.










