Des marges limitées dans un contexte tendu
Le patron de l’enseigne rappelle que la distribution ne dispose que de marges très faibles sur le carburant. Celles-ci seraient inférieures à 1%, ce qui limite considérablement la capacité des distributeurs à absorber les hausses ou à proposer des baisses significatives, malgré leur volonté de rester compétitifs.
Il affirme par ailleurs que son réseau reste parmi les moins chers. Dans une grande majorité des cas, les stations E. Leclerc continueraient d’afficher des prix inférieurs à ceux de leurs concurrents, même dans un contexte défavorable.
L’impact direct des tensions internationales

La situation s’est rapidement détériorée sous l’effet d’événements internationaux majeurs. La paralysie du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante du pétrole mondial, a entraîné une nouvelle flambée des cours, rendant toute baisse durable impossible.
Dans certains cas, une diminution temporaire a bien été observée. Certaines stations ont pu proposer des prix inférieurs de 17 à 25 centimes, mais sur une durée très limitée, avant que les marchés ne repartent à la hausse dès le lendemain.
Un appel à l’intervention de l’État
Face à cette impasse, Michel-Édouard Leclerc pointe les limites du secteur. Il rappelle que la grande distribution ne dispose d’aucun levier de négociation sur les marchés internationaux du pétrole, dépendant entièrement des fluctuations globales.
Dans ce contexte, il appelle à une action publique. Selon lui, si la crise se prolonge, l’État devra envisager de réduire sa part fiscale afin de soutenir les automobilistes les plus fragiles, tout en évoquant également la responsabilité des acteurs du raffinage.
