À l’approche des municipales de 2026, les candidatures se multiplient et certaines surprennent.

À Saint-Ouen, un ancien visage de la télévision fait aujourd’hui parler de lui en briguant le fauteuil de maire. Un parcours atypique qui attire l’attention bien au-delà du cercle politique local.
Le 19 janvier, Le Parisien révèle qu’un ancien chroniqueur de Vivement dimanche prochain se présente aux municipales. En 2009, il apparaissait aux côtés de Michel Drucker sous le pseudonyme de Théo Phan. Aujourd’hui, il se présente sous son nom d’usage : Sébastien Phan. Un souvenir télévisuel qu’il évoque avec nostalgie, rappelant l’audience importante de l’émission à l’époque.

Une ambition locale affirmée à Saint-Ouen
Désormais engagé en politique depuis plusieurs années, Sébastien Phan vise la mairie de Saint-Ouen. Il se décrit comme un « homme de terrain », affirmant vouloir des élus « plus présents » et proches des habitants. Son slogan se veut direct : « Mon QG, c’est le trottoir », manière d’insister sur une approche qu’il dit ancrée dans le quotidien.
Des propositions concrètes et symboliques
Parmi les mesures qu’il souhaite mettre en place, le candidat évoque la gratuité des cantines scolaires, la réduction du budget communication de la mairie, ainsi que la suppression des voitures de fonction, des chauffeurs et des gardes du corps pour les élus. Des propositions destinées, selon lui, à réorienter les priorités budgétaires vers les services aux habitants.

Cette candidature intervient dans un paysage électoral chargé. À Paris, plusieurs figures nationales sont déjà en lice, mais à Saint-Ouen, le duel semble se jouer principalement avec le maire sortant, Karim Bouamrane. Les relations entre les deux hommes sont particulièrement tendues.
Des accusations croisées entre adversaires
Karim Bouamrane rappelle qu’en septembre 2024, il a déclenché un article 40 après la découverte de malversations présumées dans les services municipaux. Il reproche à Sébastien Phan de l’avoir publiquement associé à ces faits, alors même qu’il affirme en être le lanceur d’alerte. Le maire sortant tient des propos très durs à l’égard de son adversaire, estimant que son comportement n’est « pas compatible avec la politique ».
Au-delà des projets municipaux, la campagne s’oriente déjà vers un affrontement personnel, avec des déclarations publiques qui durcissent le ton. Cette rivalité donne à la campagne audonienne une dimension particulièrement médiatisée, bien au-delà des enjeux locaux habituels.










