Il a promis que cet “empire” serait “rompu et vendu à la découpe”, reprenant une formule destinée à marquer les esprits. À défaut de vente, il a évoqué la possibilité d’une attribution ou même d’une confiscation, en référence à certains précédents historiques de l’après-guerre. Une déclaration qui a immédiatement suscité de vives réactions dans les milieux économiques et politiques.
Entre réforme structurelle et symbole politique
Au-delà des formules chocs, le projet annoncé s’inscrit dans une critique ancienne de Jean-Luc Mélenchon à l’égard des grandes concentrations industrielles dans le secteur des médias. Selon lui, la propriété croisée de plusieurs supports d’information par un même groupe fausserait le débat public et réduirait la diversité des opinions.
La promesse d’une loi spécifique marque toutefois une escalade rhétorique. Elle pose la question des outils juridiques mobilisables pour démanteler ou redistribuer des actifs privés, dans un cadre constitutionnel et européen particulièrement encadré. Les modalités concrètes d’une telle réforme restent, à ce stade, imprécises.
Une conférence réservée aux “nouveaux médias”
L’événement lui-même a illustré la défiance croissante entre le leader insoumis et une large partie de la presse nationale. D’après Libération, seule une sélection de médias qualifiés de “nouveaux médias” a été conviée à la conférence. Parmi eux figuraient Reporterre, Blast, Le Média, Les Jours, HuffPost ou encore Mediapart.

Des influenceurs et créateurs de contenus en ligne étaient également présents. À l’inverse, la majorité des médias nationaux traditionnels, y compris certains réputés proches de la gauche, ont été tenus à l’écart, bien qu’informés de la tenue de l’événement par communiqué.
