Quelques jours après le tumulte provoqué par la mi-temps du Super Bowl, un simple choix musical a suffi à relancer les conversations.

Entre critique présidentielle, publication Instagram et spéculations conjugales, l’épisode mêlant Melania Trump et Bad Bunny révèle combien, aujourd’hui, la culture populaire s’invite au cœur du débat politique.
Le 8 février, lors de la mi-temps du Super Bowl, le chanteur portoricain Bad Bunny a livré une prestation remarquée. En choisissant de chanter en espagnol et d’évoquer l’ensemble des territoires du continent américain, l’artiste a assumé une démarche identitaire forte. Cette célébration assumée des cultures latino-américaines sur l’une des scènes les plus regardées au monde n’a laissé personne indifférent.
Si une partie du public a salué la portée symbolique du spectacle, d’autres y ont vu un message politique implicite. Dans un pays traversé par des débats intenses sur l’identité et l’immigration, le show a rapidement dépassé le simple cadre musical pour devenir un objet de controverse nationale.
La charge frontale de Donald Trump
La réaction ne s’est pas fait attendre du côté de Donald Trump. Sur sa plateforme Truth Social, l’ancien président a exprimé son mécontentement en termes particulièrement virulents. Il a dénoncé une performance qu’il juge incompréhensible et déplacée, allant jusqu’à parler d’un affront à l’image de l’Amérique.
Cette sortie tonitruante a immédiatement fracturé l’opinion, certains applaudissant la cohérence idéologique du milliardaire républicain, d’autres déplorant une attaque frontale contre un artiste mettant en avant sa culture. Comme souvent, la polémique s’est nourrie de la polarisation ambiante.
L’initiative inattendue de Melania Trump
C’est pourtant un geste discret qui a véritablement ravivé les braises. Le 21 février, Melania Trump a publié sur Instagram une série de photographies mettant en lumière la robe portée lors de la seconde investiture de son époux, désormais exposée au Smithsonian Institution. Rien, en apparence, de politiquement explosif.

Mais la bande-son accompagnant ces images a surpris : le titre « DtMF » de Bad Bunny. Dans un contexte aussi chargé, ce choix musical ne pouvait passer pour anodin. Très vite, les internautes ont interprété cette sélection comme un possible message codé, voire un clin d’œil appuyé.
Hasard esthétique ou message implicite ?
Dans l’univers feutré et millimétré de la communication présidentielle américaine, chaque détail compte. Publications, silences, symboles : tout est scruté, disséqué, analysé. Le recours à une chanson fraîchement critiquée par son mari a nourri l’idée d’une prise de distance subtile.
Certains observateurs y voient l’expression d’une autonomie revendiquée. D’autres privilégient l’hypothèse d’un simple choix artistique, dénué d’arrière-pensée. Mais à l’ère des réseaux sociaux, l’intention importe parfois moins que l’interprétation collective qui en découle.
Les spéculations autour du couple présidentiel
Cet épisode intervient dans un climat déjà chargé de rumeurs concernant la relation du couple Trump. Depuis plusieurs années, des bruits persistants évoquent une organisation conjugale singulière, marquée par des apparitions publiques espacées et des agendas distincts. Chaque geste, chaque absence, devient alors matière à conjecture.
En mai 2025, le New York Times avançait que la First Lady ne résidait pas en permanence à Washington, alimentant les commentaires. Bien qu’aucune confirmation officielle n’ait jamais validé ces hypothèses de crise, l’affaire Bad Bunny a relancé les spéculations avec vigueur.
Une First Lady au style singulier

Depuis son entrée sur la scène politique américaine, Melania Trump s’est distinguée par une présence mesurée. Moins prolixe que ses prédécesseures, elle privilégie les interventions rares et les apparitions soigneusement orchestrées. Cette retenue contraste avec le style flamboyant et offensif de son époux.
Son positionnement, souvent interprété comme une forme de réserve stratégique, alimente régulièrement les analyses. En optant pour une réponse culturelle plutôt qu’une déclaration directe, elle semble s’inscrire dans cette logique d’expression indirecte, presque feutrée.
Bad Bunny, icône globale
Il serait réducteur de limiter Bad Bunny à la controverse du Super Bowl. L’artiste s’impose aujourd’hui comme l’une des figures majeures de la musique mondiale. Par ses choix linguistiques, son engagement social et sa capacité à fédérer un public international, il incarne une Amérique plurielle et mondialisée.
En associant son image à l’un de ses titres, Melania Trump se place, volontairement ou non, dans le sillage d’un mouvement culturel puissant. La musique, dans ce contexte, devient un langage politique implicite.










