Les appareils possèdent des profils de consommation différents
Un four, un chauffe-eau, une bouilloire ou un lave-linge ne sollicitent pas le réseau électrique de la même manière. Certains appareils entraînent une augmentation rapide de la puissance consommée, tandis que d’autres fonctionnent progressivement ou selon des cycles relativement réguliers.
Des techniques informatiques connues sous le nom de désagrégation de charge cherchent à distinguer différents usages électriques à partir de la consommation globale d’un logement. Des algorithmes analysent pour cela les variations du signal et tentent de les associer à certaines catégories d’équipements.
Dans certaines conditions et avec des données suffisamment détaillées, ces méthodes peuvent permettre d’estimer certains usages ou certaines périodes d’activité au sein d’un logement. Il ne s’agit toutefois pas d’une lecture directe de ce que font les occupants : les résultats reposent sur des modèles et des déductions dont la précision dépend fortement des données disponibles.

L’analyse des horaires et des variations de consommation peut néanmoins fournir des indications sur les périodes d’activité ou d’absence d’un logement, ce qui explique les interrogations entourant l’utilisation de données énergétiques très détaillées.
La CNIL encadre depuis longtemps ces informations
Les enjeux liés à la confidentialité des courbes de charge ne sont pas nouveaux. Dès 2012, la Commission nationale de l’informatique et des libertés avait attiré l’attention sur la quantité d’informations personnelles susceptibles d’être déduites d’un suivi particulièrement précis de la consommation électrique.
