Ce vendredi 20 février, une vidéo diffusée en ligne a ravivé les lignes de fracture idéologiques. Entre dénonciation de l’extrême droite, références historiques et défense de ses alliés, Mathilde Panot a livré un discours offensif qui interroge sur sa conception du combat démocratique.
La présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a ouvert sa vidéo hebdomadaire par un slogan sans ambiguïté : « Siamo tutti antifascisti ! » (« Nous sommes tous antifascistes ! »). Dès les premières secondes, le ton est donné : il sera combatif et sans concession.
Dans cette allocution, l’élue du Val-de-Marne affirme qu’elle n’acceptera « jamais » qu’un parti d’extrême droite accède au pouvoir, même par les urnes. Une déclaration qui vise explicitement le Rassemblement national et sa dirigeante Marine Le Pen. « Nous ne céderons pas d’un mètre face à l’extrême droite », martèle-t-elle, revendiquant une opposition totale et permanente.
Le drame de Lyon au cœur des tensions

Au centre de son intervention figure également le lynchage de Quentin Deranque, survenu le 12 février en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Mathilde Panot évoque une « rixe » et affirme que des groupes d’extrême droite armés de barres de fer auraient été présents en amont. Elle dénonce ce qu’elle qualifie de “silence assourdissant” autour des violences imputées à ces mouvances.
Pour appuyer son analyse, elle affirme qu’« il n’y a pas d’antifascisme sans fascisme », estimant que la situation actuelle correspond à une montée inquiétante des idéologies qu’elle combat. Ses propos s’inscrivent dans une lecture politique globale des événements, dépassant le seul fait divers.
Une référence historique polémique
Dans sa vidéo, la députée établit une comparaison historique marquante en évoquant Horst Wessel, figure du parti nazi érigée en martyr dans les années 1930. Selon elle, l’extrême droite instrumentaliserait certains drames contemporains de manière comparable, afin de discréditer la gauche et renforcer sa propre légitimité. Cette analogie, lourde de symboles, a immédiatement suscité de vives réactions.
