Cette référence au contentieux en cours visait à souligner que le débat ne peut se limiter aux plateaux télévisés. L’élue a insisté sur le rôle des institutions et sur la nécessité d’attendre la décision de la plus haute juridiction administrative. Une manière de replacer l’affaire sur le terrain du droit plutôt que sur celui de la polémique médiatique.
Une charge frontale contre certains médias
L’échange a pris un tour plus polémique lorsque Mathilde Panot a critiqué le traitement médiatique de l’affaire. Elle a dénoncé ce qu’elle perçoit comme une confusion des rôles, affirmant que les plateaux de télévision ne sauraient se substituer aux enquêteurs. “Nous ne sommes pas sur des plateaux télé pour faire l’enquête”, a-t-elle lancé, visant des journalistes qu’elle accuse d’endosser un rôle qui n’est pas le leur.
La présidente des députés insoumis a particulièrement ciblé CNews, déclarant que certains de ses journalistes la “dégoûtent” fréquemment. Elle a également rappelé ses passes d’armes avec Pascal Praud, figure emblématique de la chaîne. Des propos qui illustrent la tension persistante entre certains responsables politiques et des médias jugés hostiles.
Une audience en net recul pendant l’interview

Au-delà des déclarations, les chiffres d’audience ont également retenu l’attention. L’entretien politique diffusé entre 8h13 et 8h20 a rassemblé environ 572 000 téléspectateurs, soit 19,3 % de part de marché auprès des quatre ans et plus. Un score inférieur à celui enregistré juste avant la séquence, lorsque la matinale atteignait près de 700 000 personnes et 24 % de part d’audience.
Au fil de la diffusion, la part de marché a glissé jusqu’à 18 % à la fin de l’entretien. Cette baisse suggère un décrochage d’une partie du public pendant la pastille politique. Certains y voient le signe que l’intervention n’a pas fédéré l’ensemble des téléspectateurs, même si les fluctuations d’audience peuvent dépendre de multiples facteurs.
