À deux ans de l’élection présidentielle, l’incertitude judiciaire plane sur l’avenir politique de Marine Le Pen.

Invitée sur BFMTV, la cheffe de file du Rassemblement national a affirmé qu’elle ne pourrait pas être candidate en 2027 si elle devait purger une peine sous bracelet électronique. Une déclaration lourde d’enjeux.
Interrogée sur BFMTV, Marine Le Pen a posé une ligne claire : “On ne peut pas faire campagne dans ces conditions”, a-t-elle déclaré, évoquant l’hypothèse d’un placement sous bracelet électronique.

La dirigeante du Rassemblement national estime qu’une campagne présidentielle suppose une liberté totale de mouvement, notamment pour multiplier les déplacements et les meetings en soirée. Selon elle, une telle contrainte judiciaire rendrait matériellement impossible une candidature crédible en 2027.
Des réquisitions sévères
L’affaire est désormais entre les mains de la justice. Le parquet général de la Cour d’appel de Paris a requis cinq ans d’inéligibilité ainsi que quatre ans d’emprisonnement, dont un an ferme.
La décision sera rendue le 7 juillet prochain, une date désormais stratégique pour l’avenir politique de l’ancienne candidate à l’Élysée. Si la peine prononcée incluait une exécution sous bracelet électronique, cela pourrait bouleverser la préparation de la prochaine présidentielle.
Une équation politique délicate

Marine Le Pen a déjà été candidate à trois reprises à l’élection suprême. À l’approche de 2027, son positionnement demeure central dans le paysage politique français.
Son éventuelle absence ouvrirait un scénario inédit pour le Rassemblement national, qui devrait alors clarifier sa stratégie et désigner un autre porte-étendard. L’enjeu dépasse donc la seule situation personnelle de la dirigeante : il touche à l’équilibre même de la compétition électorale à venir.









