Dans le débat sur l’immigration et l’état du droit, une prise de position relance les lignes de fracture.

Sarah Knafo s’est exprimée sur la possibilité pour une personne en situation irrégulière de se marier en France, estimant que la priorité devrait être l’éloignement du territoire plutôt que la célébration d’une union.
La députée juge « anormal » qu’une personne en situation irrégulière puisse se marier en France. Selon elle, la logique devrait être l’application stricte du droit des étrangers, avec une mesure d’expulsion plutôt qu’une reconnaissance administrative d’un mariage.

Le cadre légal du mariage en France
En droit français, le mariage civil repose sur des conditions précises (consentement, majorité, absence de lien de parenté prohibé), mais la situation administrative n’est pas, en soi, un motif automatique de refus par l’officier d’état civil. Le maire peut toutefois saisir le procureur de la République en cas de doute sur la sincérité de l’union.
La question des mariages dits « de complaisance »

Le débat renvoie à la lutte contre les mariages frauduleux destinés à obtenir un titre de séjour. La justice peut annuler une union s’il est établi qu’elle repose sur une intention frauduleuse, et des poursuites pénales sont possibles contre les auteurs.
Un débat juridique et politique sensible
La position de Sarah Knafo s’inscrit dans une ligne politique plus large sur le contrôle migratoire. Elle interroge l’équilibre entre le respect des libertés individuelles — dont le droit au mariage — et l’application des règles relatives au séjour des étrangers.










