Suivez-nous
10 juillet 2026

Maladies cardiovasculaires, 50% des symptômes sont uniquement féminins : lesquels sont-ils ?

Une tolérance à la douleur qui brouille les signaux

À cette méconnaissance des signes spécifiques s’ajoute un facteur biologique et culturel : les femmes tolèrent généralement mieux la douleur que les hommes, selon les observations cliniques. Cette résilience peut, paradoxalement, masquer la gravité d’une atteinte cardiaque, la patiente continuant à vivre avec ses symptômes jusqu’à un stade critique.

Ainsi, le dépistage arrive souvent trop tard, alors qu’une prise en charge précoce aurait pu éviter les complications. Le cœur des femmes souffre en silence, et la société tarde à lui prêter attention.

Des facteurs de risque liés au quotidien des femmes

Loin d’être le fruit du hasard, l’infarctus féminin est souvent la conséquence d’un enchaînement de facteurs aggravants. Stress chronique, surcharge mentale, alimentation déséquilibrée, tabac, antécédents familiaux, sédentarité, cholestérol ou hypertension : autant d’éléments qui convergent et fragilisent le système cardiovasculaire.

Le Pr Mounier-Véhier souligne le poids du quotidien : « L’infarctus ne tombe pas du ciel. Chez les femmes, on retrouve fréquemment une accumulation de pressions sociales et psychologiques », en plus des facteurs biologiques classiques. Ces constats renforcent l’importance d’une approche spécifique et genrée de la prévention.

Prévenir l’infarctus : des gestes simples, mais essentiels

Voir la suite dans la page suivante ⬇⬇
Publicité
Partager sur Facebook