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29 juillet 2026

« Macron doit partir » : les oppositions multiplient les appels à la démission et à la dissolution après l’annonce de Lecornu

« Nous sommes prêts à assumer les responsabilités du pays. Les socialistes ne se déroberont pas. »
Mais du côté de La France insoumise, le ton est bien plus radical. Sur X (ex-Twitter), Mathilde Panot a lancé : « Le compte à rebours est lancé. Macron doit partir. » Plusieurs figures du mouvement, dont Raphaël Arnault et Sophia Chikirou, ont emboîté le pas, tandis que Jean-Luc Mélenchon a exigé “l’examen immédiat de la motion de destitution du président”, déjà signée par 104 députés.
Les écologistes, par la voix de Marine Tondelier, ont également convoqué un conseil politique d’urgence, estimant que “les mêmes causes entraînent les mêmes conséquences” : un macroniste à Matignon après une défaite électorale ne pouvait, selon elle, que conduire à une nouvelle impasse.

La droite fracturée et en pleine confusion

Chez Les Républicains, la cacophonie règne. David Lisnard, maire de Cannes et vice-président du parti, appelle purement et simplement à la démission d’Emmanuel Macron, jugeant qu’“il est le premier responsable de cette situation absurde”.
Pendant ce temps, Valérie Pécresse prône un référendum national sur l’immigration et les finances publiques, tandis qu’Éric Ciotti, furieux du retour de Bruno Le Maire au gouvernement, parle de “derniers soubresauts d’un système déliquescent” et réclame une élection présidentielle anticipée.
Quant à Bruno Retailleau, dont la réunion à LR aurait précipité la chute de Lecornu, il reste silencieux mais semble désormais isolé.

Malaise et désarroi dans la majorité

Face à ce tumulte, la majorité macroniste tente de sauver les apparences. Éléonore Caroit, députée Ensemble, confie son “inquiétude” :

« On assiste à un spectacle que nous n’avons pas choisi. Notre groupe veut continuer à travailler, pas à s’entre-déchirer. »
Même ton inquiet du côté du gouvernement démissionnaire. Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, appelle au “ressaisissement collectif” :
« Comme beaucoup d’entre vous, je désespère de ce cirque où chacun joue son rôle sans assumer ses responsabilités. »
Son message vise clairement à dénoncer les calculs politiciens, alors que le pays est désormais sans Premier ministre effectif.

L’opinion publique désabusée et un président acculé

Cette nouvelle crise politique, la quatrième depuis 2022, met Emmanuel Macron au pied du mur. Ses marges de manœuvre sont quasi nulles :

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