
Entre appels à la dissolution, à la démission du président, et fractures au sein même de la majorité, la classe politique française s’est embrasée. Ce lundi matin, à 8 h 30, Sébastien Lecornu s’est rendu à l’Élysée pour remettre sa démission, acceptée dans la foulée par Emmanuel Macron. Moins d’un mois après sa nomination, le Premier ministre quitte donc un poste devenu ingouvernable. La veille encore, il annonçait une partie de son gouvernement — un remaniement critiqué pour sa proximité avec le chef de l’État.
Cette volte-face précipite l’exécutif dans une zone de turbulence sans précédent, où les équilibres politiques déjà fragiles explosent au grand jour.
L’opposition réclame une dissolution immédiate
Les réactions n’ont pas tardé. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a été le premier à dégainer :
« Il ne peut y avoir de stabilité retrouvée sans un retour aux urnes et sans la dissolution de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.
Quelques instants plus tard, Marine Le Pen a renchéri, estimant qu’une dissolution était “absolument nécessaire” et allant jusqu’à juger “sage” une éventuelle démission d’Emmanuel Macron. Pour le RN, cette séquence confirme l’épuisement d’un pouvoir “déconnecté du pays” et ouvre la voie à une recomposition totale du paysage politique.
La gauche réclame un tournant historique

Sur le plateau de BFM, le socialiste Philippe Brun a profité de la crise pour réclamer un Premier ministre issu de la gauche :
