
Entre tensions, accusations de répression excessive et démonstration de force des forces de l’ordre, la manifestation marque un nouveau chapitre dans le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats. Dans la capitale des Gaules, entre 14 000 manifestants selon la préfecture et 20 000 selon la CGT et la FSU ont battu le pavé pour peser sur les choix budgétaires du gouvernement. À l’échelle du pays, jusqu’à 900 000 participants étaient attendus, un chiffre qui rivaliserait avec les plus fortes mobilisations depuis la réforme des retraites de 2023.
Mathilde Panot dénonce une répression « disproportionnée »

La cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, a fustigé la « Macronie » qu’elle accuse de ne tenir « que par la peur et la répression ». Elle a particulièrement visé Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur démissionnaire, dénonçant un déploiement massif des forces de l’ordre. Elle a pointé du doigt des lycéens « matraqués et gazés » et un dépôt de bus débloqué par des moyens jugés « complètement disproportionnés ». Citant Gérald Darmanin, elle a rappelé : « On ne répond pas à la souffrance en envoyant des CRS », invitant l’ancien ministre à se souvenir de ses propres propos.
Un dispositif sécuritaire exceptionnel
Le Rhône a connu une mobilisation sécuritaire d’une ampleur rarement vue : 1 300 policiers et gendarmes, des blindés, des canons à eau, des drones, un hélicoptère et même un avion ont été déployés. Au niveau national, près de 80 000 membres des forces de l’ordre étaient mobilisés pour encadrer les 250 cortèges annoncés.

