Entre désillusion sportive et décisions lourdes de sens, l’élimination de l’Algérie en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations a provoqué une onde de choc au sein des Fennecs.

Tandis que certains joueurs expriment leur fierté malgré l’échec, d’autres tournent une page importante de leur carrière internationale. Au surlendemain de la défaite face au Nigeria (2-0) en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, Luca Zidane a choisi de s’exprimer publiquement sur les réseaux sociaux. Le gardien algérien n’a pas masqué sa déception, mais il a surtout tenu à souligner un sentiment plus fort encore : la fierté. Fierté d’avoir disputé sa première CAN et, surtout, d’avoir porté le maillot de l’Algérie, pays de ses grands-parents, un symbole profondément personnel pour le natif de Marseille.
Une première CAN vécue comme un jalon
Pour Luca Zidane, cette compétition restera une étape fondatrice. Malgré l’élimination, le portier refuse de réduire l’expérience à un simple échec, rappelant la capacité de l’Algérie à se relever dans l’adversité. Dans son message, il évoque déjà l’avenir, avec en ligne de mire la Coupe du monde prévue l’été prochain aux États-Unis, un rendez-vous qui pourrait confirmer son installation durable dans le groupe.

Une autre prise de parole, au ton radicalement différent
Dans le même temps, une autre annonce est venue assombrir un peu plus le bilan algérien de cette CAN. Oussama Benbot, âgé de 31 ans, a officiellement annoncé sa retraite internationale. Le portier de l’USM Alger** a adressé une lettre au président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi, pour signifier sa décision.
Sélectionné pour la CAN par Vladimir Petkovic, Oussama Benbot a vécu la compétition depuis le banc. Cantonné au rôle de troisième gardien, il est resté le seul joueur des 28 convoqués à ne pas disputer la moindre minute. Une situation manifestement difficile à encaisser, malgré la perspective alléchante de la Coupe du monde à venir.
Une lettre empreinte de dignité

Dans son courrier, Oussama Benbot adopte un ton mesuré et respectueux. Il évoque une décision mûrement réfléchie, prise avec le sentiment du devoir accompli après des années passées au service de la sélection. Le gardien remercie la Fédération, le staff, ses coéquipiers et les supporters, soulignant son attachement à l’équipe nationale et sa volonté de laisser la place à la nouvelle génération.
S’il ne l’exprime pas explicitement, la frustration transparaît en creux. Avec seulement quatre sélections à son actif, Oussama Benbot aurait particulièrement mal vécu la réorganisation de la hiérarchie des gardiens et l’ascension de Luca Zidane, selon la presse spécialisée. Une transition sportive qui, pour lui, marque la fin d’un chapitre.










