Les soirées d’information restent un terrain de confrontation serrée entre les chaînes d’info en continu.

Ce mercredi 18 février, BFMTV et CNews se sont une nouvelle fois affrontées à coups d’audience et de séquences politiques tendues. Sur le plateau de Marc Fauvelle, l’échange avec Louis Boyard a particulièrement retenu l’attention.
Du lundi au jeudi, Marc Fauvelle anime 60 Minutes Fauvelle, un rendez-vous consacré aux grands sujets d’actualité. Ce mercredi 18 février 2026, l’émission a réuni 403 000 téléspectateurs, soit 2,6 % de part de marché auprès des quatre ans et plus. Sur la cible stratégique des 25-49 ans, le programme a enregistré 1,9 %.
Des chiffres corrects mais insuffisants face à la concurrence directe. La bataille des audiences reste serrée dans la case horaire, où chaque dixième de point compte.
Christine Kelly prend l’avantage
En face, Face à l’info, présenté par Christine Kelly sur CNews, a dominé la tranche. L’émission a attiré 612 000 téléspectateurs, soit 3,7 % de part d’audience sur l’ensemble du public et 3,2 % auprès des CSP+.

CNews s’est ainsi imposée comme première chaîne d’information sur plusieurs cibles clés, dont les 25-49 ans et les catégories socio-professionnelles supérieures. Un revers supplémentaire pour BFMTV dans cette compétition quotidienne.
Une séquence tendue avec Louis Boyard
Sur le fond éditorial, la soirée a été marquée par la venue de Louis Boyard, député LFI. Invité à réagir au meurtre de Quentin Deranque à Lyon, l’élu a dénoncé une instrumentalisation politique de l’affaire.
Marc Fauvelle l’a confronté à la situation de plusieurs personnes liées à La Jeune Garde et à l’entourage parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, interpellées dans le cadre de l’enquête. Le journaliste a notamment interrogé l’élu sur des déclarations antérieures affirmant l’innocence d’un collaborateur, avant même la révélation de nouveaux éléments judiciaires.
Un échange électrique en plateau

Face aux questions insistantes, Louis Boyard a accusé certains intervenants de se comporter en juges ou en procureurs. Il a toutefois affirmé que son mouvement ne cautionnait aucune violence, précisant que frapper un homme à terre ne relevait en rien d’une quelconque légitimité.
La discussion s’est encore tendue lorsque Marc Fauvelle a évoqué la présence de deux assistants parlementaires à Lyon le jour des faits. Le député a rappelé qu’un attaché parlementaire n’est pas tenu de se trouver en permanence à l’Assemblée nationale, soulignant l’existence de circonscriptions et d’activités locales. L’échange, marqué par une certaine nervosité, a donné lieu à l’un des moments forts de l’émission.
Entre performances d’audience et confrontations politiques, la case d’information du début de soirée reste stratégique pour les chaînes d’info. La rivalité entre BFMTV et CNews s’exprime autant dans les chiffres que dans le ton des débats, chaque séquence étant susceptible d’influencer la dynamique des jours suivants.










