Le gouvernement français engagé
Le 11 décembre, Louis Arnaud, incarcéré dans des « conditions de détention très dures », a reçu la visite de l’ambassadeur de France à Téhéran, Nicolas Roche. Il a aussi pu s’entretenir deux fois brièvement par téléphone avec ses parents en octobre. « Nous sommes conscients de l’investissement du gouvernement français et du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères dans l’amélioration des conditions de détention et la libération des otages français », ont-ils écrit dans le communiqué. « Mais nous souhaitons alerter et mobiliser plus largement l’opinion publique sur la situation de nos compatriotes et de notre fils, car nous voyons bien que l’idée de rester discret et silencieux ne fonctionne pas ».
Les cas de la chercheuse Fariba Adelkhah, incarcérée depuis juin 2019, du touriste Benjamin Brière, arrêté en mai 2021 alors qu’il a fait voler un drone de voyage dans un parc naturel, de Cécile Kohler et Jacques Paris, touristes et syndicalistes, arrêtés en mai 2022 après avoir rencontré des collègues iraniens engagés dans des manifestations, et de Bernard Phelan, consultant en tourisme franco-irlandais, âgé de 64 ans, interpellé le 3 octobre 2022. Par ailleurs, une septième personne de nationalité française, dont on ignore l’identité, est emprisonnée dans le pays.
