Encore quasi inconnue il y a quelques semaines, la Française de 22 ans a signé un exploit monumental en se hissant en demi-finale du tournoi parisien. Mais derrière cette percée fulgurante, se cache une résilience exceptionnelle. Il y a un an à peine, Loïs Boisson pensait peut-être en avoir fini avec le tennis de haut niveau. Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, à deux semaines de Roland-Garros 2024, la joueuse est confrontée à une blessure qui, pour beaucoup, scelle une carrière avant même qu’elle n’ait réellement commencé.
Mais c’était sans compter sur la détermination farouche de la jeune Savoyarde. Le Dr Bertrand Sonnery-Cottet, spécialiste de la chirurgie du genou, se souvient d’une patiente d’une rare exigence : « Elle posait des questions sur chaque détail, elle voulait tout comprendre, jusqu’à mes publications scientifiques. » Pas question pour elle de subir. Elle a pris en main sa rééducation comme un combat.
De l’ombre à la lumière en quelques semaines

En début d’année, Loïs Boisson pointait encore au-delà de la 300e place mondiale. Autant dire loin des radars. Mais son retour sur le circuit a été fulgurant. Et à Roland-Garros, elle a explosé au grand jour en éliminant Mirra Andreeva, 6e joueuse mondiale, au terme d’un match âpre, haletant, remporté 7-6, 6-3.
Une performance qui ne doit rien au hasard. Son jeu, solide et intelligent, est taillé pour la terre battue : coup droit lifté redoutable, sens de la variation, et une endurance bluffante. Mais c’est surtout son sang-froid dans les moments clés qui impressionne. Elle joue sans complexe, portée par une foi inébranlable dans ce qu’elle est venue chercher.
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