L’affaire a rapidement pris une tournure politique. La France Insoumise a soutenu la cause des syndicats, poussant l’argumentation jusqu’à l’extrême. Des députés comme Thomas Portes et Béranger Cernon ont estimé que cette campagne était une insulte à la mémoire des cheminots tués sous le régime de Vichy. Face à une telle pression, la SNCF a réagi rapidement. L’entreprise publique a affirmé que la diffusion de la campagne serait revue à la lumière de la découverte de l’identité de l’auteur et de la teneur politique du message.
La régie publicitaire et la censure

Mediatransports a pris une décision radicale, annonçant quelques jours plus tard qu’elle ne diffuserait pas la campagne. Cependant, le refus de la régie publicitaire n’était pas fondé sur des critères juridiques solides, car rien dans la loi française n’oblige un éditeur à divulguer l’identité de l’auteur lors de la réservation de panneaux publicitaires. Ce manque de transparence a conduit Jordan Bardella et son éditeur à dénoncer une forme de censure. L’éditorialiste a souligné la pression des syndicats, accusant Mediatransports de céder à ces pressions.
La victoire en justice
Six mois après les événements, la décision du tribunal des activités économiques a tranché en faveur de Hachette Livre et de Jordan Bardella. Le tribunal a estimé que la campagne publicitaire ne présentait aucun caractère politique et qu’elle ne constituait pas une menace pour l’ordre public. Ainsi, la régie publicitaire de la SNCF a été jugée fautive pour avoir refusé la campagne sur la base de critères qui ne respectaient pas les conditions générales de vente de Mediatransports.
