« La rémunération des services bancaires assure la pérennité du réseau, des emplois et de la qualité du service », rappelle-t-il, mettant en garde contre une réduction de l’offre et de l’emploi si la mesure était adoptée.
Les banques défendent un modèle déjà compétitif

Un argument repris par Daniel Baal, président de la Fédération bancaire française (FBF) et du Crédit Mutuel, pour qui les services bancaires français sont déjà les moins chers d’Europe.
« En France, le coût moyen des services bancaires représente 0,47 % du budget des ménages, contre 0,95 % en moyenne en Europe, et trois fois plus en Italie », a-t-il déclaré sur BFM Business.
Il souligne que la France dispose d’un réseau bancaire dense et accessible, tout en maintenant des coûts inférieurs à la moyenne européenne, un équilibre qu’il juge fragile face à toute tentative de régulation trop stricte.
Une question économique… et politique
Cette proposition s’inscrit dans une stratégie plus large du RN visant à s’ériger en défenseur du pouvoir d’achat. Le parti de Marine Le Pen reprend ici un thème déjà porté par les députés communistes en avril dernier, avant que leur texte ne soit retiré mi-octobre.
Si la mesure séduit une partie de l’opinion, son impact économique reste contesté. Les syndicats du secteur préviennent qu’une baisse forcée des frais pourrait affaiblir le maillage territorial, accélérer la fermeture d’agences, et accentuer la digitalisation du service, au détriment des publics les plus âgés ou isolés.
