Alors que la vague de froid s’installe durablement sur l’ensemble du territoire, la question de l’hébergement d’urgence revient avec force dans le débat public.

Face à des températures négatives et à un nombre toujours plus élevé de personnes à la rue, La France insoumise appelle l’État à agir immédiatement, au nom de la protection des vies humaines.
Face aux conditions climatiques extrêmes, Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a lancé un « appel solennel » à la réquisition des bâtiments vides. Pour la députée, l’urgence est vitale : laisser des milliers de personnes dormir dehors alors que le mercure chute relève d’une responsabilité directe de l’État.
Une base légale ancienne mais toujours en vigueur

Pour étayer sa demande, Mathilde Panot rappelle l’existence d’une loi datant de 1946, qui permet à l’État de réquisitionner des logements vacants en cas de nécessité majeure. Ce dispositif a déjà été utilisé par le passé lors de crises sociales ou humanitaires. Selon LFI, ce cadre juridique est pleinement applicable aujourd’hui, dès lors que des vies sont menacées par le froid.
Des chiffres qui illustrent une contradiction criante
La formation insoumise s’appuie sur des données qu’elle juge accablantes. En France, 2,38 millions de logements sont actuellement vacants, tandis que 350 000 personnes sont sans domicile, dont environ 20 000 vivent directement à la rue. Pour Mathilde Panot, cette situation révèle une aberration sociale, dans un pays disposant de suffisamment de surfaces habitables pour éviter que des personnes meurent de froid.

« Mettre tout le monde à l’abri » sans délai
Pour La France insoumise, la réponse ne peut plus être différée. Le mouvement estime que l’État doit mobiliser immédiatement les bâtiments inoccupés, qu’ils soient publics ou privés, afin d’assurer un hébergement d’urgence digne. « Des vies en dépendent », insiste Mathilde Panot, qui refuse toute justification fondée sur des lenteurs administratives ou budgétaires.










