Des perquisitions dans plusieurs comtés
La police a précisé mener des perquisitions dans des propriétés situées dans le Berkshire et le Norfolk. Ces opérations seraient liées aux soupçons portant sur la transmission d’informations potentiellement confidentielles à Jeffrey Epstein, à une époque où Andrew occupait le poste d’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Commerce international entre 2001 et 2011.
Les enquêteurs examinent désormais ces allégations dans le cadre d’une enquête formelle, confirmée par le commissaire adjoint Oliver Wright. Cette évolution marque un durcissement significatif de la position des autorités, qui se limitaient jusque-là à une phase d’évaluation.
Un contexte relancé par des documents américains

L’ouverture de cette enquête intervient après la publication, le 30 janvier dernier, d’une nouvelle série de documents liés au dossier Epstein par le ministère américain de la Justice. Plusieurs forces de police britanniques ont indiqué avoir analysé ces éléments.
De nouvelles accusations auraient émergé à l’encontre de l’ex-prince, déjà déchu de ses titres royaux en octobre par le roi Charles III. Parmi les allégations examinées figure celle d’une femme envoyée au Royaume-Uni en 2010 par Jeffrey Epstein, bien que ces faits n’aient pas été détaillés dans le communiqué officiel publié jeudi.
Un passé judiciaire déjà lourd
Andrew a toujours nié les accusations formulées contre lui. En 2022, une procédure civile intentée par Virginia Giuffre, qui l’accusait d’agression sexuelle lorsqu’elle avait 17 ans, s’était conclue par un accord financier à l’amiable, sans reconnaissance de culpabilité.
