L’onde de choc traverse Buckingham et bien au-delà.

Dans un développement inédit de l’affaire Epstein, l’ex-prince Andrew a été interpellé par la police britannique le jour même de son 66e anniversaire. Une arrestation qui marque un précédent dans l’histoire contemporaine de la monarchie.
Jeudi, les autorités ont confirmé l’interpellation d’un homme sexagénaire originaire du Norfolk, soupçonné de manquements dans l’exercice d’une fonction officielle. Bien que la police de Thames Valley n’ait pas cité de nom, les éléments concordants ont rapidement établi qu’il s’agissait d’Andrew Mountbatten-Windsor.
C’est la première fois, dans l’histoire récente de la famille royale britannique, qu’un membre est formellement arrêté. L’événement constitue un tournant majeur pour une institution déjà fragilisée par plusieurs controverses.
Des perquisitions dans plusieurs comtés
La police a précisé mener des perquisitions dans des propriétés situées dans le Berkshire et le Norfolk. Ces opérations seraient liées aux soupçons portant sur la transmission d’informations potentiellement confidentielles à Jeffrey Epstein, à une époque où Andrew occupait le poste d’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Commerce international entre 2001 et 2011.
Les enquêteurs examinent désormais ces allégations dans le cadre d’une enquête formelle, confirmée par le commissaire adjoint Oliver Wright. Cette évolution marque un durcissement significatif de la position des autorités, qui se limitaient jusque-là à une phase d’évaluation.
Un contexte relancé par des documents américains

L’ouverture de cette enquête intervient après la publication, le 30 janvier dernier, d’une nouvelle série de documents liés au dossier Epstein par le ministère américain de la Justice. Plusieurs forces de police britanniques ont indiqué avoir analysé ces éléments.
De nouvelles accusations auraient émergé à l’encontre de l’ex-prince, déjà déchu de ses titres royaux en octobre par le roi Charles III. Parmi les allégations examinées figure celle d’une femme envoyée au Royaume-Uni en 2010 par Jeffrey Epstein, bien que ces faits n’aient pas été détaillés dans le communiqué officiel publié jeudi.
Un passé judiciaire déjà lourd
Andrew a toujours nié les accusations formulées contre lui. En 2022, une procédure civile intentée par Virginia Giuffre, qui l’accusait d’agression sexuelle lorsqu’elle avait 17 ans, s’était conclue par un accord financier à l’amiable, sans reconnaissance de culpabilité.
L’affaire Epstein, tentaculaire et internationale, continue d’impliquer de nombreuses personnalités, mettant sous pression les institutions concernées. Au Royaume-Uni, elle a également éclaboussé d’autres figures publiques, dont l’ancien ministre Peter Mandelson.
Les images publiées par le tabloïd The Sun, montrant des véhicules banalisés à proximité du domaine de Sandringham, ont renforcé l’ampleur médiatique de l’événement. Andrew résidait officiellement dans l’est de l’Angleterre après avoir été prié de quitter Windsor.










