Au cœur de l’Arctique, là où la diplomatie se joue désormais aussi sur la glace, la France accélère son implantation.

Le ministère des Affaires étrangères lance un recrutement aussi rare que stratégique : trouver le futur consul général de France au Groenland, dans un contexte géopolitique sous haute tension.
Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a publié une offre peu commune : recruter un consul général basé à Nuuk, capitale du Groenland. L’ouverture de ce consulat, annoncée en juin dernier, prend une dimension toute particulière alors que les tensions internationales autour de ce territoire autonome danois se multiplient.

Dans un climat marqué par les déclarations répétées de Donald Trump sur ses ambitions concernant le Groenland, la présence française sur place devient un enjeu diplomatique sensible.
Un profil expérimenté pour une mission stratégique
Le poste est ouvert aux candidatures jusqu’au 31 janvier. L’État recherche un fonctionnaire expérimenté, maîtrisant parfaitement l’anglais, avec un atout supplémentaire pour ceux qui possèdent des notions de kalaallisut, la langue locale.

Les missions du futur consul dépassent largement le cadre administratif classique. Il devra piloter l’action culturelle, économique et commerciale, développer les relations bilatérales, mais aussi assurer la protection consulaire des ressortissants français en cas de situation d’urgence.
Dans la fiche de poste, plusieurs responsabilités témoignent du caractère stratégique de cette implantation. Le consul devra notamment superviser l’élaboration et la mise en œuvre du plan de sécurité du consulat.
Il sera également chargé d’organiser les escales des bâtiments de la Marine nationale, en lien avec l’ambassade, un point révélateur de l’importance géopolitique croissante de la région arctique. Le contrat est prévu pour une durée de trois ans, avec possibilité d’une quatrième année, précédée d’une formation de six mois.










