Chaque début d’année apporte son lot de rappels administratifs, mais certains peuvent coûter cher lorsqu’ils sont négligés.

Les titres-restaurant crédités en 2025 arrivent bientôt à expiration. Pour des milliers de salariés, quelques jours seulement restent pour éviter de voir s’évaporer une partie de leur budget alimentaire.
La validité des titres-restaurant 2025 obéit à un calendrier strict. Les montants chargés au cours de l’année restent utilisables jusqu’au 31 décembre 2025, puis bénéficient d’un délai supplémentaire de deux mois, soit jusqu’au 28 février 2026. Passé cette échéance, les sommes non dépensées sont automatiquement supprimées des comptes dématérialisés.
Cartes, applications mobiles ou supports numériques proposés par des émetteurs comme Edenred ou Sodexo sont concernés par cette règle. Restaurants, grandes surfaces et enseignes alimentaires les acceptent largement, ce qui rend d’autant plus regrettable leur non-utilisation à temps.
Des millions d’euros oubliés chaque année

Chaque année, une part non négligeable des crédits attribués n’est pas consommée dans les délais. En 2024, près de 15 millions d’euros auraient ainsi expiré faute d’utilisation, un montant faible à l’échelle nationale mais significatif pour les salariés concernés.
Pour certains ménages, ces sommes représentent plusieurs centaines d’euros, directement intégrées au budget alimentaire. Dans un contexte d’inflation persistante sur les produits de première nécessité, laisser expirer ces crédits revient à perdre un avantage salarial concret.
Un système de report encadré
L’expiration ne signifie pas nécessairement une disparition définitive des fonds. Les règles prévoient un mécanisme de restitution partielle. Dans la majorité des cas, les soldes non utilisés sur carte sont automatiquement transférés vers le millésime suivant, généralement à la mi-mars, sous réserve que la procédure soit correctement enclenchée.
Les employeurs, qui financent en général entre 50 % et 60 % de la valeur des titres, participent indirectement à ce dispositif. Si le report automatique ne s’effectue pas, le salarié peut formuler une demande avant le 15 mars, soit via son entreprise, soit directement auprès de l’émetteur.
Le cas particulier des titres papier

Pour les titres-restaurant au format papier, le cadre est plus rigide. Une fois la date limite dépassée, le bénéficiaire ne dispose que de quinze jours pour solliciter un échange contre des titres valables pour l’année en cours. Au-delà de ce délai, aucune récupération n’est possible.
Les montants non réclamés sont alors reversés aux employeurs. Cette contrainte explique que, malgré les chiffres évoqués, la proportion globale de titres définitivement perdus reste limitée par rapport au volume total distribué chaque année.
Au-delà des mécanismes techniques, la vigilance individuelle demeure essentielle. Vérifier régulièrement le solde de ses titres-restaurant et anticiper leur utilisation permet d’éviter une perte directe de pouvoir d’achat. Ces dispositifs, pratiques et largement répandus, exigent néanmoins une gestion attentive pour en tirer pleinement profit.










