Les scientifiques parlent ainsi d’une réaction « aversive » aux vocalisations des globicéphales. Reste une question essentielle : qu’est-ce qui pousse un prédateur aussi puissant à éviter ces animaux ?
Une première possibilité serait la compétition alimentaire. Or, cette explication ne semble pas suffisante. Dans les eaux islandaises notamment, les orques consomment beaucoup de harengs, tandis que les globicéphales semblent davantage rechercher des céphalopodes comme les calamars.
Plusieurs théories, mais toujours aucune certitude
Une autre hypothèse intéresse particulièrement les chercheurs : celle du harcèlement collectif d’un prédateur. Ce comportement existe chez de nombreuses espèces animales.
Plutôt que d’attendre une éventuelle attaque, plusieurs individus se regroupent et poursuivent le prédateur afin de l’obliger à quitter leur territoire. Les globicéphales pourraient donc profiter de leur nombre pour mettre les orques sous pression et les éloigner préventivement.
Cette théorie présente toutefois une faiblesse importante. Malgré de nombreuses rencontres observées entre les deux espèces, aucune attaque physique directe et clairement documentée de globicéphales contre des orques ne permet pour l’instant de confirmer cette explication.

