Se lever tôt serait-il un secret de longévité ? En s’appuyant sur la chronobiologie et certaines habitudes japonaises, plusieurs travaux suggèrent que l’heure du réveil — et surtout l’alignement avec la lumière du jour — peut influencer l’humeur, la qualité du sommeil et l’énergie quotidienne.

La chronobiologie montre que notre horloge interne se règle principalement sur l’alternance jour/nuit. S’exposer à la lumière naturelle tôt le matin aide à synchroniser le sommeil, l’humeur et la vigilance. Des publications dans Chronobiology International associent cet alignement à une meilleure qualité de sommeil et à un bien-être accru.
Des horaires qui suivent les saisons au Japon

Dans de nombreuses routines japonaises, on cherche à caler le réveil sur le lever du soleil : autour de 7 h en hiver, entre 5 h et 6 h en été. L’idée n’est pas de se lever “le plus tôt possible”, mais de se lever au bon moment par rapport à la lumière. Les matinées sont souvent consacrées à des activités calmes (lecture, étirements, méditation), favorisant un démarrage en douceur.
Cette logique va de pair avec un ralentissement en soirée. Réduire les stimulations lumineuses et numériques après le coucher du soleil facilite l’endormissement. Un coucher plus précoce (souvent avant 22 h) soutient un réveil naturel, sans dette de sommeil.
Sommeil fractionné : une pratique discutée

Certaines sources évoquent un sommeil biphasique (un premier cycle, une pause calme, puis un second cycle). Si cette organisation peut convenir à certains profils, elle n’est pas universelle et doit respecter le besoin individuel de sommeil, généralement entre 7 et 9 heures pour un adulte.
La culture de l’« inemuri » — somnoler brièvement tout en restant présent — est socialement acceptée. Des siestes courtes (10 à 20 minutes) peuvent améliorer la vigilance et la productivité, à condition de ne pas empiéter sur le sommeil nocturne.










