Après avoir découvert la vidéo dimanche, Mélissa a décidé de passer rapidement à une démarche judiciaire. Elle s’est rendue dès le lendemain au commissariat afin de déposer plainte, rapporte Le Républicain Lorrain.
La mère de Louis a choisi de signaler les faits sous la qualification d’apologie de crime. Il appartiendra désormais aux autorités judiciaires d’examiner le contenu précis de la séquence et de déterminer les éventuelles suites susceptibles d’être données à cette plainte.
La démarche de Mélissa vise notamment à faire examiner par la justice la nature des propos prononcés et leur diffusion sur une plateforme accessible au public. Les enquêteurs pourront également s’intéresser au contexte dans lequel la conversation a été enregistrée et publiée.
Les extraits diffusés en ligne peuvent parfois circuler indépendamment de leur publication initiale. L’identification de l’origine d’une vidéo, de ses auteurs et des conditions exactes de sa diffusion peut donc constituer un élément important lorsqu’un contenu fait l’objet d’un signalement ou d’une plainte.
Des déclarations qui visent directement le handicap et la maladie
Les propos rapportés ne concernent pas une personne isolée mais désignent explicitement les personnes handicapées et celles souffrant de problèmes de santé. C’est précisément cette généralisation qui a provoqué la réaction de la mère de famille messine.
Dans la séquence, la jeune femme s’adresse au jeune homme avec lequel elle échange et développe un discours selon lequel la maladie ou le handicap priverait une personne de sa légitimité à vivre normalement parmi les autres. Elle poursuit ensuite ses déclarations en présentant la maladie comme la conséquence de prétendues « bonnes raisons ».
Pour Mélissa, dont le fils approche de ses 17 ans, regarder une personne tenir publiquement de tels propos a constitué un élément suffisamment grave pour justifier une démarche auprès des forces de l’ordre, plutôt qu’une simple réponse ou un signalement sur la plateforme concernée.

