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29 juillet 2026

« Les Charognards », l’enquête glaçante sur les pompes funèbres

Des pratiques commerciales sous le feu des critiques

Certaines méthodes décrites dans le livre interrogent. Parmi elles, l’ajout de services non essentiels dans les devis, parfois sans explication claire. Le cas d’une prestation baptisée « service courriers et formalités après obsèques » (facturée 299 € chez OGF) est cité : elle aurait été intégrée d’office à certains contrats. L’entreprise nie ces accusations et affirme que seuls 16 % des clients souscrivent effectivement à ce service, preuve qu’il ne serait pas imposé.

Funecap, de son côté, réfute également toute vente forcée. Les deux sociétés assurent respecter scrupuleusement la réglementation, évoquant des cas isolés ou mal interprétés. Mais l’enquête évoque une pression commerciale réelle dans un marché où chaque contrat représente plusieurs milliers d’euros.

Les assurances obsèques : un dispositif à double tranchant

Autre sujet sensible : celui des assurances obsèques, présentées comme une solution de prévoyance mais souvent coûteuse. Près de 500 000 Français y ont recours. Selon le livre, un assuré versant environ 6 500 à 7 000 € au total ne récupère qu’une couverture de 5 000 € pour ses funérailles. Les auteurs s’appuient sur une étude de 60 millions de consommateurs qui souligne la rentabilité discutable de ces produits.

Les journalistes rappellent aussi que la loi autorise déjà les familles à prélever directement sur le compte du défunt pour financer les funérailles, dans la limite de 5 000 €. Les assurances apparaissent alors redondantes, voire inutiles, d’autant que certaines familles ignorent parfois l’existence d’un tel contrat.

Des coûts d’obsèques en hausse constante

Aujourd’hui, organiser des obsèques en France coûte en moyenne entre 4 000 et 5 000 €, une somme qui a augmenté ces dernières années. L’inflation, le coût de l’énergie et l’évolution des pratiques expliquent cette tendance. De plus en plus de familles préfèrent les chambres funéraires au domicile, une option plus confortable mais facturée plusieurs centaines d’euros supplémentaires.

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