Suivez-nous
29 juillet 2026

« Les Charognards », l’enquête glaçante sur les pompes funèbres

Les auteurs soulignent aussi la course à la rentabilité des deux géants du secteur. OGF affiche un bénéfice équivalant à 5,6 % de son chiffre d’affaires, selon leurs sources. Funecap, plus discret sur ses comptes, ne publie pas ses résultats, tandis que la FNF évalue le bénéfice moyen à 7 % pour l’ensemble de la profession. Cependant, certains crématoriums gérés en délégation peuvent atteindre des marges dépassant 30 %, selon le livre.

Quand l’argent s’invite dans le deuil

Au-delà des chiffres, « Les Charognards » met en lumière un malaise : la frontière fragile entre rentabilité et décence. Les auteurs relatent des incidents rares mais marquants — échanges de corps, erreurs d’identification, problèmes de crémation — qui jettent une ombre sur une profession habituellement discrète et respectée.

Les entreprises mises en cause se défendent fermement. Funecap affirme avoir traité chaque incident avec « transparence et respect des familles », en renforçant ses protocoles. OGF, pour sa part, insiste : « Ce livre ne reflète pas la réalité d’un métier strictement encadré et contrôlé », rappelant que plus de 90 % des familles se déclarent satisfaites des services funéraires en France.

Un débat nécessaire sur l’éthique du funéraire

Au final, « Les Charognards » ne se contente pas de dénoncer : il ouvre un débat de fond sur la moralité économique entourant la mort. Jusqu’où peut-on monétiser le deuil ? Où s’arrête le service légitime et où commence l’abus de confiance ? Ces questions, longtemps tues, trouvent désormais un écho public à la veille de la Toussaint, moment symbolique où la France se souvient de ses morts.

Publicité
Partager sur Facebook