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28 juillet 2026

« Les Charognards », l’enquête glaçante sur les pompes funèbres

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Publié aux éditions du Seuil, « Les Charognards » promet d’explorer les zones d’ombre d’un marché où la douleur devient parfois un levier économique. Les auteurs y dénoncent des pratiques qu’ils jugent déshumanisées, s’attaquant à ce qu’ils nomment l’« industrie du chagrin ». Leur approche rappelle celle de Victor Castanet dans ses révélations sur les Ehpad et les crèches privées.

Le livre, paru à la veille de la Toussaint, a immédiatement provoqué une onde de choc. La Fédération nationale du funéraire (FNF) a dénoncé une « caricature injuste » qui porterait atteinte à des milliers de professionnels. Les auteurs, eux, se défendent de viser les employés du secteur : « Nous parlons des dirigeants et actionnaires de ces empires de la mort », précisent-ils dans leur avant-propos.

Le marketing du deuil : un secteur pas comme les autres

L’enquête met en lumière les techniques commerciales spécifiques au domaine funéraire. Les deux grands groupes, OGF (marque PFG) et Funecap (Roc Eclerc), installent souvent leurs agences près des hôpitaux, là où près d’un Français sur deux décède. Ils gèrent également des maisons funéraires, espaces où reposent les défunts avant les obsèques. Cette proximité logistique leur permet de capter une clientèle souvent en état de choc émotionnel.

Les auteurs rappellent pourtant un principe fondamental : les familles restent libres de choisir n’importe quelle entreprise funéraire, même si le corps du défunt repose dans un établissement géré par un concurrent. Une nuance essentielle souvent méconnue des proches endeuillés.

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