Qui bénéficie aujourd’hui de ces avantages ?

Parmi les bénéficiaires de ce dispositif figurent des figures toujours influentes de la sphère publique. Côté anciens Premiers ministres, Édouard Philippe et Bernard Cazeneuve en bénéficient toujours, tout comme les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, pour lesquels l’État prend en charge les loyers de bureaux et les frais de personnel.
Ces avantages comprennent également l’usage de chauffeurs, de véhicules officiels, voire de secrétariats permanents, dans un cadre défini mais peu transparent. À cela s’ajoutent les dispositifs de sécurité spécifiques, eux aussi financés sur fonds publics, bien qu’ils soient davantage liés à l’évaluation de la menace.
Une bataille budgétaire reportée à 2026

Si l’épisode parlementaire de janvier 2025 marque un coup d’arrêt provisoire à la volonté de réforme, la sénatrice Goulet n’entend pas en rester là. Elle annonce déjà son intention de relancer l’amendement lors du débat budgétaire 2026, espérant cette fois bénéficier d’un contexte plus favorable. D’autant que la question avait déjà été effleurée à l’automne 2024 par Michel Barnier, sans aboutir à une quelconque réforme.
Le sujet s’inscrit dans une dynamique plus large de rationalisation des dépenses publiques, où chaque ligne budgétaire commence à être scrutée. À l’heure où des choix difficiles sont faits dans les domaines de la santé, de l’éducation ou des aides sociales, ces 2,8 millions d’euros interrogent l’opinion publique.
