Icône planétaire du reggae, Max Romeo a marqué plusieurs générations avec des textes à la fois mystiques, contestataires et provocants.

Décédé à 80 ans, il laisse derrière lui un héritage musical immense, jalonné de combats politiques, de polémiques artistiques et d’hymnes inoubliables, dont le légendaire « Chase the devil ».
Un enfant de la Jamaïque devenu voix du reggae mondial

Né Maxwell Livingston Smith, Max Romeo a grandi au cœur de la Jamaïque rurale, dans les champs de canne à sucre où il travaillait avant de devenir l’une des voix les plus marquantes du reggae. Dès les années 1960, il se fait remarquer au sein du groupe The Emotions, mêlant reggae, balades amoureuses et conscience sociale. Ce sont ses débuts qui forgeront le pseudonyme de « Max Romeo », un nom devenu synonyme d’engagement musical.
Une carrière solo marquée par la censure

C’est en 1969 que le monde découvre véritablement Max Romeo avec la sortie sulfureuse de « Wet Dream », un titre rapidement censuré au Royaume-Uni. La BBC, choquée par les paroles jugées trop explicites, refuse de le diffuser. Pourtant, le morceau devient un succès populaire, symbole de cette ambivalence entre provocation et liberté d’expression qui accompagnera toute sa carrière. Ce scandale médiatique l’installe définitivement dans le paysage reggae international, en tant qu’artiste aussi audacieux que controversé.

