Propulsée à la tête du journal de 20 heures de France 2 après l’éviction d’Anne-Sophie Lapix, Léa Salamé devait incarner le renouveau du JT.

Mais entre maladresses en plateau, polémiques politiques et critiques venues de ses pairs, la journaliste traverse des débuts agités qui fragilisent déjà son image publique.
En succédant à Anne-Sophie Lapix au JT de 20 heures de France 2, Léa Salamé a hérité d’un poste emblématique et particulièrement scruté. Très attendue, la journaliste n’a pourtant pas bénéficié d’un état de grâce, ses premières semaines ayant été marquées par plusieurs bourdes en direct. L’une d’elles, impliquant l’actrice Marion Cotillard, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, déclenchant moqueries et critiques en cascade.
Une cible privilégiée sur les réseaux et dans le milieu
Depuis ces séquences, Léa Salamé est devenue un sujet récurrent de railleries, aussi bien en ligne que dans certains cercles médiatiques. L’animateur Patrick Sébastien n’a pas hésité à l’attaquer frontalement, accentuant un climat déjà délétère. Plus étonnant encore, les critiques ne viennent pas uniquement de l’extérieur, mais aussi de confrères issus du même univers audiovisuel.
Des accusations de manque d’impartialité

La polémique a pris une tournure plus politique en décembre dernier. Léa Salamé, également compagne de Raphaël Glucksmann, a été accusée d’avoir manqué de neutralité lors d’une interview de Jordan Bardella dans Quelle Époque !. Un procès en partialité qui a rapidement dépassé le cadre de l’émission, alimenté par les réactions du principal intéressé.
Agacé par son passage à l’antenne, Jordan Bardella a estimé avoir été tourné en ridicule. Le président du Rassemblement national a dénoncé un montage jugé orienté, affirmant que ses propos avaient été déformés. Selon lui, le débat n’aurait jamais été mené sur le fond, une critique largement reprise et commentée sur le plateau de Touche pas à mon poste.
Matthieu Delormeau et Cyril Hanouna montent au créneau
Sur le plateau de l’émission désormais diffusée sur W9, Cyril Hanouna a publiquement mis en garde la journaliste. Il a estimé qu’elle devait redoubler de prudence lorsqu’elle reçoit des personnalités éloignées des convictions politiques de son compagnon. Une remarque qui a ouvert la voie à une attaque encore plus frontale de Matthieu Delormeau, lequel n’a pas hésité à évoquer une « détestation » supposée de Jordan Bardella.

Matthieu Delormeau a résumé son jugement par une formule particulièrement sévère, qualifiant Léa Salamé de « bobo parisienne », une critique visant autant son attitude que son positionnement éditorial. Pour le chroniqueur, cette évolution serait visible à l’antenne, et traduirait un éloignement des exigences journalistiques attendues à ce niveau de responsabilité.
Des critiques récurrentes sur ses compétences
Ce n’est pas la première fois que Léa Salamé se retrouve ainsi clouée au pilori. En novembre déjà, après une nouvelle erreur au JT, Matthieu Delormeau avait remis en cause son sérieux et sa préparation, estimant qu’elle n’avait pas le profil d’une présentatrice d’information. Comparée à des figures historiques comme Pujadas, la journaliste a été décrite comme une « animatrice de talk-shows » propulsée trop vite à l’information.
Partageant ce constat, Gilles Verdez a ajouté que le poste pourrait être trop exigeant pour elle, suggérant un décalage entre son expérience et les attentes liées au journal de 20 heures. Une appréciation lourde de sens, tant le JT reste un symbole de crédibilité et de rigueur dans le paysage audiovisuel français.










