À l’Assemblée nationale, une audition très attendue a pris une tournure inattendue.

Venue répondre aux questions sur la neutralité du service public, Léa Salamé a vu le débat glisser vers sa vie personnelle et une hypothèse politique qui a surpris jusque dans les rangs des députés.
Convoquée devant une commission présidée par Jérémie Patrier-Leitus, avec Charles Alloncle comme rapporteur, Léa Salamé était entendue sur la neutralité et le financement de France Télévisions. Sa double exposition, à la fois médiatique et personnelle, plaçait cette audition sous une attention particulière, tant elle incarne aujourd’hui un visage central du service public.

La question de son lien avec Raphaël Glucksmann
La journaliste partage la vie de l’eurodéputé, régulièrement cité comme potentiel candidat à la présidentielle de 2027. Cette situation a naturellement nourri les interrogations des députés. Léa Salamé a rappelé une règle qu’elle s’impose à elle-même : se retirer de l’antenne si son compagnon entre en campagne, afin d’écarter tout soupçon de conflit d’intérêts.
Une ligne de conduite déjà appliquée par le passé

Elle a souligné avoir déjà suivi ce principe en 2019 puis en 2024, se mettant volontairement en retrait lorsque Raphaël Glucksmann était engagé dans des échéances électorales. Une décision prise, précise-t-elle, parfois même contre l’avis de sa propre rédaction, pour préserver la confiance du public.
Une hypothèse inattendue évoquant Jordan Bardella
La discussion a pris un tour plus politique lorsque Charles Alloncle a posé une question hypothétique : Léa Salamé occuperait-elle toujours son poste si elle était la compagne de Jordan Bardella ? Cette formulation a surpris par sa dimension symbolique, déplaçant le débat vers la perception idéologique et médiatique.
La journaliste a rappelé qu’elle ne décide pas de l’attribution du 20 Heures, tout en défendant un principe général : le droit pour tout journaliste de poursuivre son travail tant que son conjoint n’est pas candidat. Et, le cas échéant, le devoir de se retirer le temps de la campagne pour protéger la crédibilité éditoriale.










