Dimanche soir, le plateau de France 2 s’est transformé en arène politique expresse.

En quelques minutes à peine, une séquence conçue pour aller vite a concentré tensions, ironie et règlements de comptes feutrés, révélant une nouvelle fois la capacité de Léa Salamé à faire surgir l’imprévu là où l’exercice semblait balisé.
Sur le plateau de Quelle Époque !, Léa Salamé a conclu l’émission du 18 janvier par un exercice aussi simple qu’explosif. Un “photocall ultra rapide”, une question par invité, aucun commentaire autorisé, et un rythme imposé. Autour de la table, des profils variés : Guillaume Durand, Philippe Besson, Alexandre Devecchio, mais aussi Philippe Lellouche et Adil Rami, plus en retrait sur les sujets politiques.
Emmanuel Macron en première ligne

Dès le lancement, le ton est donné. Emmanuel Macron ouvre la séquence. Guillaume Durand l’interpelle sur son rapport à François Hollande, questionnant l’absence de transparence avant la présidentielle. Alexandre Devecchio, plus frontal, demande : « Pourquoi n’écoutez-vous jamais votre peuple ? » Philippe Besson, ancien proche, tranche net avec une phrase lourde de désillusion : « Pourquoi a-t-il fallu que tu gâches tout ? ». Des mots lancés sans développement, mais dont la charge symbolique est immédiate.
Une rafale de noms et de piques
La mécanique s’accélère ensuite. Les questions visent successivement Brigitte Macron, Sébastien Lecornu, Bruno Retailleau, Marine Le Pen ou encore Jean-Luc Mélenchon. Philippe Besson se distingue par une virulence assumée, notamment lorsqu’il interpelle Marine Le Pen sur des accusations financières, provoquant un léger flottement sur le plateau.
Une séquence fidèle à l’ADN de l’émission

L’atmosphère devient électrique, mais reste conforme à l’esprit de l’émission : des questions directes, parfois brutales, sans filtre ni consensus. Léa Salamé maintient le tempo, coupe court aux tentatives de commentaire et rappelle sans cesse l’urgence de l’exercice. Une mise en scène maîtrisée, où chaque mot compte davantage que les explications absentes.
Nicolas Sarkozy dans le viseur
C’est toutefois la dernière cible qui concentre l’attention. Lorsque vient le tour de Nicolas Sarkozy, Alexandre Devecchio évoque le référendum de 2005 et le contournement du vote populaire. Guillaume Durand se contente d’un laconique « Mystère », laissant planer le non-dit. Mais la véritable déflagration vient de Philippe Besson.
La phrase de trop… ou celle qui fait mouche
Dans un éclat de rires généralisé, y compris de l’animatrice, Philippe Besson lâche une remarque aussi inattendue que corrosive. Faisant référence à un ouvrage attribué à Nicolas Sarkozy, il ironise sur une éventuelle suite après son incarcération à la prison de la Santé, demandant « à quand le tome 2 ? ». Une sortie accueillie par l’hilarité, mais qui pourrait laisser des traces.










