
Publié le 4 août au Journal officiel, le texte prévoit une baisse progressive du plafond des remises jusqu’à 20 % en 2027. L’objectif affiché : réduire les dépenses publiques de santé. Mais pour de nombreux pharmaciens, cette décision menace directement leur rentabilité, notamment dans les zones rurales où la patientèle est vieillissante et les coûts fixes importants. Beaucoup redoutent une vague de fermetures qui fragiliserait encore l’accès aux soins.
Bruno Retailleau monte au créneau
Le ministre de l’Intérieur démissionnaire, pressenti pour rester dans le futur gouvernement Lecornu, a dénoncé vendredi une mesure “inacceptable” : « Elle fragilise l’équilibre économique des pharmacies, en particulier dans les déserts médicaux », a-t-il déclaré. Retailleau appelle le prochain exécutif à retirer le décret, affichant ainsi son soutien aux pharmaciens et renforçant son image de défenseur des territoires.

Une colère qui gronde dans la profession
La grogne n’est pas nouvelle : le 16 août, neuf pharmacies sur dix avaient fermé en France dans une mobilisation d’ampleur. Sous le slogan « Fermer un jour pour ne pas fermer pour toujours », les professionnels voulaient alerter sur la réduction des marges liées aux génériques. Ces remises leur permettent de maintenir un équilibre financier tout en assurant un service de proximité.
Un risque pour la santé publique

