Malgré les garanties annoncées — notamment l’absence de poursuites à l’arrivée en Algérie sous réserve de ne pas récidiver — la défiance reste forte. Le média Jeune Afrique souligne que nombre de migrants redoutent des arrestations ou des poursuites judiciaires une fois rentrés, même en possession de documents régularisés. Une crainte alimentée par des précédents et par un cadre légal toujours en vigueur.
Une double illégalité difficile à surmonter
Comme l’explique Marwa Boutaba, étudiante en droit des étrangers interrogée par RTL, ces migrants sont pris dans une double infraction : partis illégalement d’Algérie, puis entrés irrégulièrement en France ou dans l’espace Schengen. Depuis une loi de 2009, la harga est criminalisée en Algérie, avec des peines pouvant aller jusqu’à six mois de prison et une amende atteignant 60 000 dinars.
En France, la situation n’est guère plus favorable. L’identification d’un migrant entré sans visa ni titre de séjour entraîne généralement une OQTF (obligation de quitter le territoire français), que ce soit lors d’un contrôle, d’une interpellation ou même d’une simple demande de régularisation en préfecture. Le site officiel Service public rappelle que les personnes entrées irrégulièrement figurent parmi les premières concernées par ces mesures d’éloignement.
