La convoitise affichée de Donald Trump pour le Groenland a ravivé les tensions diplomatiques entre les États-Unis et l’Europe.

Entre menaces commerciales, posture de fermeté française et appels à l’unité européenne, cette séquence géopolitique a aussi donné lieu à une prise de position inattendue de Valérie Pécresse sur le plateau de BFMTV.
L’intérêt manifesté par Donald Trump pour le Groenland a surpris bien au-delà des cercles diplomatiques. Ce territoire autonome, rattaché au Danemark, s’est retrouvé au centre d’une polémique internationale après les déclarations du président américain laissant entendre qu’une acquisition ne serait pas exclue. Cette perspective a immédiatement suscité l’hostilité de Copenhague, qui a rappelé son attachement à la souveraineté du territoire. La France, aux côtés d’autres pays européens, a apporté son soutien au Danemark, transformant cet épisode en véritable sujet de politique internationale.
Des menaces commerciales en guise de pression

Face aux réactions européennes, Donald Trump a choisi d’employer un levier économique. Il a évoqué la possibilité d’augmenter de 10 % certaines taxes douanières visant plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne. Une manière assumée de faire pression sur les alliés européens pour les dissuader de s’opposer frontalement à sa position. Cette stratégie, perçue comme brutale, a été dénoncée par plusieurs responsables politiques européens.
Emmanuel Macron appelle à l’unité européenne
Lors de son intervention au Forum économique mondial de Davos, Emmanuel Macron a dénoncé ce qu’il a qualifié « d’agressivité inutile » et de « loi du plus fort ». Le président français a appelé l’Europe à ne pas céder à l’intimidation et à répondre d’une seule voix, sans pour autant entrer immédiatement dans une logique de représailles commerciales. Une posture qui privilégie la fermeté diplomatique à l’escalade économique.
Sur le plateau de BFMTV, Valérie Pécresse a pris position de manière inattendue. Très critique à l’égard d’Emmanuel Macron sur la gestion intérieure du pays, elle a néanmoins salué son action sur la scène internationale. Elle a estimé que, sur ces dossiers, le chef de l’État « se bat pour défendre le droit, l’Ukraine et l’Europe », appelant elle aussi à une parole européenne unifiée face aux pressions américaines.

Une critique sévère du style Trump
La présidente de la région Île-de-France n’a en revanche pas mâché ses mots à propos du président américain. Elle a décrit un « pouvoir sans limite », « irrationnel » et « versatile ». Pour Valérie Pécresse, la méthode employée par Donald Trump relève davantage du rapport de force que du respect diplomatique, une approche qu’elle dit rejeter fermement.
Évoquant les ambitions passées de Donald Trump concernant le prix Nobel de la paix, Valérie Pécresse a souligné l’ironie de la situation actuelle. Elle a rappelé que le président américain avait exprimé ce souhait l’an dernier, estimant que les méthodes actuelles ne plaident pas en faveur d’une telle reconnaissance internationale.










