À peine installé à la tête de Saint-Denis, le nouveau maire Bally Bagayoko imprime déjà sa marque sur les questions de sécurité.

Entre volonté de réforme et prudence affichée, l’édile entend engager un débat sensible : celui de l’armement de la police municipale, au cœur de profondes divisions politiques.
Fraîchement élu dès le premier tour à Saint-Denis, Bally Bagayoko a rapidement annoncé sa volonté d’engager un processus de désarmement de la police municipale. S’il affirme que cette mesure n’est pas prioritaire dans l’immédiat, elle constitue néanmoins un objectif assumé de son mandat. Lors d’une intervention médiatique, il a insisté sur la nécessité d’aborder ce sujet avec méthode, sans précipitation.
Le LBD en première ligne des préoccupations

Dans un premier temps, le maire cible spécifiquement l’usage du lanceur de balles de défense (LBD). Il considère cet équipement comme difficilement maîtrisable et potentiellement problématique dans certaines situations, ce qui justifie, selon lui, une remise en question rapide de son utilisation. Cette approche progressive vise à engager une transformation sans brusquer les équilibres en matière de sécurité locale.
Une démarche progressive et contextualisée
Conscient des enjeux propres à une commune de grande taille, Bally Bagayoko adopte un discours pragmatique. Il rappelle qu’administrer une ville de 150 000 habitants impose des choix adaptés à la réalité du terrain, loin des approches uniformes. Il souligne également qu’avant 2020, la police municipale de Saint-Denis n’était pas équipée d’armes, laissant entendre qu’un retour à ce modèle reste envisageable, à condition d’être soigneusement préparé.
Un débat sensible au sein de la gauche

La question du désarmement de la police municipale divise profondément, y compris au sein de La France insoumise. Les prises de position de certaines figures du mouvement ont suscité de vives réactions, bien au-delà des rangs de la droite, entraînant un débat national sur l’équilibre entre sécurité et doctrine politique. Des critiques venues de différents horizons ont contribué à fragiliser l’unité autour de cette proposition.
Des positions divergentes parmi les élus insoumis
Face à la pression politique et aux réalités locales, plusieurs responsables du mouvement ont nuancé leur position. Certains candidats ont clairement pris leurs distances avec l’idée d’un désarmement systématique, invoquant des contextes spécifiques qui nécessitent le maintien d’une police équipée. Cette évolution témoigne d’une adaptation pragmatique des discours à l’approche des élections municipales.










