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11 juillet 2026

Le mouvement de blocage du 10 septembre ne vient pas de l’extrême droite, affirme LFI

« Bloquons tout le 10 septembre » : un appel à l’action populaire

« Le 10 septembre, j’appelle tout le monde à se mettre à disposition de ce mouvement », a martelé Manuel Bompard. Il reprend ainsi l’appel de Jean-Luc Mélenchon, lancé durant le week-end, à une “mobilisation générale pour bloquer le pays”.

L’objectif affiché est clair : empêcher la mise en œuvre du plan Bayrou, jugé austéritaire par les insoumis, qui y voient une attaque directe contre les acquis sociaux, les services publics et les plus modestes. « La bataille doit se mener sur tous les terrains », a insisté Bompard, appelant à une convergence des luttes, qu’elles soient syndicales, citoyennes ou politiques.

Une stratégie risquée mais assumée

En s’alignant sur ce mouvement spontané, La France Insoumise prend un pari politique. D’un côté, elle tente de reconnecter avec les colères sociales décentralisées, hors des cadres traditionnels. De l’autre, elle s’expose à être accusée de surfer sur une vague confuse, sans leaders identifiés ni organisation centrale.

Mais Bompard et les siens semblent y voir une opportunité : celle de reconstituer une dynamique de mobilisation à l’échelle nationale, dans un contexte post-électoral où la gauche peine à s’unir et à se projeter vers 2027. Le 10 septembre pourrait ainsi devenir un moment de bascule, ou au contraire, une énième tentative infructueuse de faire trembler l’édifice gouvernemental.

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