Pour l’OM, la disparition de Rolland Courbis revêt une dimension particulière. Le club phocéen a salué la mémoire d’une figure emblématique de son histoire, rappelant son retour sur le banc marseillais à la fin des années 1990 et son rôle dans la finale de la Coupe UEFA 1999. Courbis, c’était un accent, une voix, une passion débordante, mais aussi celui qui avait donné le surnom « Zizou » à Zinedine Zidane, preuve de son flair et de son influence.
Une reconnaissance unanime des clubs français

Au-delà de Marseille et Montpellier, de nombreux clubs ont tenu à rendre hommage à Rolland Courbis. Lyon, Dunkerque ou encore le Paris Saint-Germain ont salué la mémoire d’un entraîneur passionné et respecté, capable de susciter l’estime même chez ses anciens adversaires. Une unanimité rare, reflet de l’homme qu’il était.
La Ligue de Football Professionnel a également publié un long message rappelant l’ampleur de son parcours, aussi bien comme joueur que comme entraîneur. Son palmarès, ses passages marquants sur les bancs et sa contribution à la notoriété du football français y sont largement soulignés, tout comme sa capacité à transmettre.
Une seconde vie réussie dans les médias
Après les terrains, Rolland Courbis avait trouvé une nouvelle voie dans les médias. Consultant apprécié sur RMC dès 2005, puis visage familier de L’Équipe du Soir à partir de 2024, il s’était imposé par la justesse de ses analyses et sa parole libre, sans jamais sombrer dans la provocation gratuite. Son ton, reconnaissable entre mille, faisait partie du paysage audiovisuel français.
Parmi les nombreuses réactions, celle de Luis Fernandez résume l’émotion générale. Ancien partenaire et compagnon d’antenne, il a évoqué un homme attachant, respectueux et profondément humain, doté d’une connaissance rare du jeu. Pour beaucoup, Courbis était bien plus qu’un technicien : il était un passeur, un raconteur de football, un homme de liens.
