Une attente mal vécue par les retraités

Pour les retraités concernés, cette annonce est perçue comme un camouflet. Nombreux sont ceux qui réclamaient un versement anticipé afin d’ajuster leurs dépenses dès les premiers jours du mois, entre loyers, charges fixes et alimentation. La pension moyenne du régime général avoisinant les 700 €, elle constitue les deux tiers des revenus mensuels d’un retraité, et tout délai de paiement entraîne des tensions financières. L’impossibilité d’aligner la retraite de base sur le calendrier de l’Agirc-Arrco a donc déçu de nombreux bénéficiaires, qui espéraient une réforme favorable.
Une contrainte liée à la mécanique des finances publiques

Le ministère du Travail, sollicité à ce sujet, a apporté des explications détaillées. En réponse à une question du député LR Nicolas Ray, il a indiqué que changer la date de versement exigerait que l’État avance les fonds avant même d’avoir perçu les cotisations sociales, ce qui entraînerait un déséquilibre immédiat dans les flux de trésorerie. La logique budgétaire actuelle repose sur un encaissement préalable, permettant ensuite le paiement des pensions à plus de quinze millions de retraités. Toute anticipation forcerait l’ACOSS à se financer par la dette, via les marchés financiers.
Une alternative budgétaire jugée trop risquée

