Près de deux semaines après l’incendie meurtrier du bar Le Constellation à Crans-Montana, la parole d’un proche des gérants vient bousculer le récit public.

Considéré comme leur « fils adoptif », Jean-Marc livre un témoignage empreint d’émotion, dénonçant la manière dont Jacques et Jessica Moretti seraient, selon lui, réduits à des figures sans humanité.
Jean-Marc, 33 ans, affirme entretenir un lien personnel et ancien avec Jacques Moretti et Jessica Moretti, à la tête du bar Le Constellation. Face aux caméras de BFMTV, il décrit un couple passionné, impliqué et profondément humain, loin de l’image froide que certains leur attribuent depuis le drame. Évoquer leur situation reste douloureux, reconnaît-il, tant la tragédie a bouleversé de nombreuses familles.
Une compassion partagée pour toutes les victimes
S’il assume son soutien aux gérants, Jean-Marc insiste sur sa solidarité avec l’ensemble des victimes et leurs proches. Il explique être en contact avec Jacques et Jessica Moretti, qu’il dit profondément affectés. « Ils ne vont pas bien », confie-t-il, évoquant leur détresse psychologique. Dans le même temps, il rappelle avoir une pensée constante pour les familles endeuillées et les blessés encore hospitalisés, soulignant la complexité émotionnelle de cette épreuve collective.
Des gérants décrits comme « déshumanisés »

Selon Jean-Marc, depuis le début de l’affaire, les gérants seraient privés de toute dimension humaine dans le débat public. Il affirme que Jessica Moretti aurait été la première à appeler les secours, saisie par la panique. De son côté, Jacques Moretti serait intervenu pour aider à faire sortir des clients. Pour le trentenaire, ces gestes sont occultés, alors qu’ils témoigneraient, selon lui, d’un réflexe humain face à l’urgence.
La question sensible de la sécurité de l’établissement
Interrogé sur les conditions de sécurité, Jean-Marc soutient que l’établissement disposait d’une issue de secours fonctionnelle et d’extincteurs accessibles. Il affirme que la sortie de secours intérieure était ouverte, rappelant qu’un tel dispositif ne peut légalement être verrouillé. Des propos qui s’inscrivent dans un contexte d’enquête encore en cours, alors que les autorités cherchent à établir précisément les responsabilités.
Le chaos de la nuit du drame raconté de l’intérieur

Présent sur la terrasse au moment de l’incendie, Jean-Marc décrit une scène de panique absolue. Alerté par Jessica Moretti, il évoque un mouvement de foule incontrôlé et des clients entassés dans la véranda. Avec d’autres, il raconte avoir brisé une vitre pour permettre des évacuations, puis ramper à l’intérieur afin d’extraire des personnes inconscientes. Des images qui, près de deux semaines plus tard, continuent de le hanter.
Une procédure judiciaire toujours en cours
Sur le plan judiciaire, la situation reste tendue. Jacques Moretti a été placé en détention provisoire, une mesure susceptible d’être levée sous conditions, notamment financières, selon le tribunal des mesures de contrainte du canton du Valais. Son avocat, Patrick Michod, a salué une décision qu’il juge juridiquement fondée. Jacques et Jessica Moretti demeurent visés par une instruction pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence.










